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le franc-tireur

La pensée unique dans la ligne de mire !

Changement d’époque, Par Pierre Levy | 07 décembre 2006

Côté socialiste, ce sera donc Ségolène Royal. Si la désignation de la compagne de François Hollande ne fut pas une surprise, l'ampleur de son score constitue un événement qui dépasse, et de loin, le seul PS. Non pas par ses conséquences : de Marie-Georges Buffet jusqu'à Nicolas Sarkozy, aucun candidat n'a annoncé son intention de sortir du cadre de l'Union européenne, à tout le moins de l'euro ; dans ces conditions, si l'on ignore le nom du prochain locataire de l'Elysée, on connaît déjà la politique qu'il devra mener.

Ceci posé, il n'est pas interdit de s'interroger sur ce qui fait le succès de la « la favorite des sondages ». On peut certes citer le « vote utile » des militants pour celle qui apparaît comme la mieux placée en finale ; ou bien le caractère plébiscitaire de la consultation interne, image d'une présidentialisation croissante de la vie politique – quinquennat aidant – qui évacue la question d'une représentation politique légitime ; ou encore la dépolitisation, relative mais réelle, de ceux des adhérents qui ont vibré en entendant Mme Royal parler de « bonheur », de « désir », sans voir là une menace mortifère pour la politique.

Pour autant, à rester dans la déploration, on pourrait bien passer à côté de ce qui travaille notre peuple en profondeur, et qui a commencé à apparaître au grand jour le 29 mai 2005

La suite sur http://lereseaubrn.free.fr/spip.php?article33

Publié par franc-tireur à 16:07:12 dans POLITIQUE | Commentaires (0) |

François Bayrou, le candidat (ego) centriste de la pensée unique, par Malakine | 07 décembre 2006

Bayrou02_1  Toute pensée politique est structurée par un évènement, une analyse, un sondage qui entraîne prise de conscience et suscite une réflexion nouvelle. Pour François Bayrou, c'est la tentative d'OPA dont a été l'objet l'UDF au moment de la création de l'UMP et le cruel constat qu'il n'y a pas de place pour un parti centriste dans le jeu politique tel qu'il est structuré par les modes de scrutins actuels !
Depuis 2002, son seul souci est d'exister, envers et contre tout. Pour cela, il ne recule devant aucune énormité. Après avoir présenté l'UMP comme un « parti unique » et la survie de l'UDF comme le dernier rempart du pluralisme politique, il entend désormais prendre la pose du rebelle anti-système, et même de concurrencer Le Pen sur ce créneau.
Pathétique. Jamais on aura vu à ce point un homme politique obsédé par son propre avenir. Jamais on aura vu un parti faire de ses conditions d'existence l'alpha et l'oméga de ses analyses, de ses propositions et de son combat. Jamais une candidature présidentielle, n'aura été à ce point symptomatique de la rupture démocratique, de l'enfermement de la classe politique dans un jeu clos, totalement déconnecté des vrais problèmes et de l'action.
la suite sur http://horizons.typepad.fr/accueil/2006/12/franois_bayrou_.html#comment-26251518

Publié par franc-tireur à 11:27:31 dans POLITIQUE | Commentaires (0) |

Politique de l'immigration, le PCF se besancenotise, par Brisefer | 05 décembre 2006


Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Votre reporter citoyen s'est rendu lundi soir 5 décembre au débat organisé par le Parti communiste français dans le XIe arrondissement de Paris : "Quelle politique de l'immigration ?"

Madame la sénatrice, dirigeante du Parti communiste français, membre de la Haute Cour de Justice, Nicole Borvo Cohen-Seat, à partir des récentes modifications de la loi Reseda en loi Ceseda, est venue élégamment vomir sur la mauvaise république, et désignait des lois racistes promulguées ces dix dernières années : les lois Pasqua-Debré-Chevènement-Sarkozy. De la part de la présidente du groupe communiste citoyen et républicain, on pouvait se demander si ça ne flinguait pas un peu, à gauche du PS ! Bref, c'était du niveau : tous dans le même panier, et votez Marie-Georges ! On aurait dit un placard de la LCR.

Sauf que pour faire plein, le Parti communiste français et le Réseau éducation sans frontière, fins organisteurs, avaient fait venir aussi des Asiatiques qui ont fini le débat entre eux, puisqu'aucun ne parlait le français, à part leurs enfants de trois à sept ans qui ne comprenaient pas ce qu'ils faisaient là si tard, il y avait école le lendemain. Brouhaha permanent. Et de politique de l'immigration, et de droit du travail, et de valeur du travail, rien. Sinon que les quotas sont de retourn et que l'on voit à l'horizon le droit du sang dominer le droit du sol.

Et puis, j'y ai entendu la litanie de tous les cas personnels des personnes venues de l'Afrique, avec ou sans papiers, dont l'un était légalement sur le territoire, payait des impôts, comme tout bon citoyen, mais se sentait discriminé dans son logement, et il avait bien raison.

Pour sortir de l'exposition des cas personnels, douloureux bien entendu, il était de bon ton de dénigrer la France, quand on est fonctionnaire et membre du Réseau Education Frontière , de cristalliser sur la France tout ce que nos sociétés ont de martial et d'ethnocentrique, de désigner d'un doigt vengeur ce pays de colonisateurs arrogants qui dénie aux autres le droit d'exister, qui fait semblant d'ignorer son histoire et ce qu'elle doit à l'Afrique.

La suite sur http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16418

Publié par franc-tireur à 17:22:12 dans POLITIQUE | Commentaires (1) |

Les dangers et incohérences de la diplomatie à géométrie variable de Ségolène Royal, par Franc-tireur | 05 décembre 2006


Le tout récent voyage au proche orient de la candidate socialiste Ségolène Royal a fait couler beaucoup d'encre et de salive dans l'hexagone, en particulier à cause des déclarations supposées d'un député libanais comparant les actions militaires israéliennes au nazisme. Pourtant le véritable scandale de la visite de madame Royal me semble être ailleurs : tout d'abord, dans la fluctuation de ses positions diplomatiques en fonction des interlocuteurs ; ensuite, et surtout, dans son attitude, légère voir dangereuse, vis à vis des troupes françaises de la FINUL.

Ségolène Royal a désormais une maîtrise bien rôdée de la communication médiatique. Pour autant, la succès qu'elle rencontre au proche orient peut s'expliquer tout autrement. En effet,la candidate socialiste change de position diplomatique en fonction de ses interlocuteurs, inaugurant un nouveau genre de politique étrangère : la diplomatie à géométrie variable.

Ainsi lors de sa visite au Liban, madame Royal prend une position très claire concernant le survol par la chasse israélienne des positions des casques bleus basés le long de la frontière : "Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'Onu, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent" (Reuters 1/12/06). Mais voilà, trois jour plus tard, lors de sa rencontre avec le premier ministre Ehud Olmert, elle prend une position bien différente. Ségolène Royal justifie désormais les survols des positions de la Force intérimaire des Nations unies au Liban par des appareils israéliens : "Je sais que ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël". (AFP, 4/12/06).

Cette volte face diplomatique est tout d'abord préoccupante, car elle rend la position de la candidate socialiste illisible, ou plus exactement, elle permet aux différentes parties en présence d'y lire ce qu'elles souhaitent. Madame Royal applique aux affaires internationales la même stratégie qui a fait son succès dans les affaires intérieures françaises : celle du « kaléidoscope que l'on se passe de main en main, tel que chacun puisse donner à sa guise au chaos du hasard la forme et la couleur qu'il préfère », selon le bon mot de Didier Motchane (Libération, 10/10/06).

Mais le véritable scandale est que Madame Royal a menti aux 1.650 soldats français engagés dans la Finul qui risquent leurs vies pour faire appliquer les résolutions de l'ONU et essayer de garantir la stabilité de la région. Alors que lors de sa rencontre avec le Général Alain Pélégrini, commandant de la FINUL, elle demande l'arrêt des survols israéliens qui mettent « en difficulté la Finul, porte[ent] atteinte à sa crédibilité » (Reuters, 1/12/06), elle donne finalement un blanc seing au gouvernement israélien pour qu'il poursuive le survol des positions de la FINUL. Volontairement ou non, consciemment ou non, la candidate socialiste expose ainsi directement les casques bleus, dont de nombreux soldats du pays qu'elle aspire à diriger. Le mépris de la vie de nos soldats au nom d'une pure stratégie de communication est tout simplement scandaleux.

"J'évaluerai en fonction de propositions qui me sont faites"

Les errements diplomatiques de Ségolène Royal ne s'arrêtent pas à ce dramatique épisode. Sa position vis à vis du Hamas, évolue jusqu'à la contradiction, au gré de ses interlocuteurs.

Ainsi, au Liban, la candidate socialiste n'excluait pas « de rencontrer des élus palestiniens du Hamas » (REUTERS 1/12/06). Elle restait toutefois très prudente sur un éventuel contact avec le mouvement islamiste palestinien : « Je verrai les propositions qui me sont faites mais s'il s'agit d'élus démocratiquement désignés, je verrai ». A Gaza, lors de son entretien avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Ségolène Royal prend position pour le rétablissement des aides financières à l'autorité palestinienne, supprimées par la communauté internationale lors de l'arrivée au pouvoir du Hamas. (« A Gaza, la candidate appuie Abbas », Libération, 4/12/06).

Bref, au Liban et en Palestine, Madame Royal, bien que prudente, considérait que le Hamas avait une légitimité démocratique, puisqu'elle n'excluait pas de rencontrer certains de ses élus et prônait le rétablissement des aides financières au gouvernement dirigés par le Hamas.

Volte-face, lors de sa rencontre avec Ehud Olmert : "En l'état actuel des choses, où le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas", (AFP 4/12/06). Elle a néanmoins estimé « qu'il peut y avoir d'éventuels contacts dans le cadre des discussions menées par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour former un gouvernement d'union » ; « Encore faudrait-il, a-t-elle ajouté, que le Hamas accepte les conditions fixées internationalement: reconnaissance de l'existence de l'Etat d'Israël et de tous les accords israélo-palestiniens conclus antérieurement, renonciation à la violence » (AFP 4/12/06).

Si on considère que le Hamas a une légitimité démocratique, ne-serait il pas logique que le gouvernement israélien reconnaisse le gouvernement palestinien sans préalable ? Inversement, si le Hamas est une organisation terroriste, pourquoi lui rétablir les aides financières dont une partie pourrait être détournée pour financer le terrorisme ?

Seule position sur laquelle la candidate socialiste n'a pas évoluée : le nucléaire iranien. Ségolène Royal s'est fermement engagée contre l'accès de l'Iran au « nucléaire civil » (celui-ci pouvant mener à terme au nucléaire militaire). Ce point mérite d'être débattu car Le nucléaire civil est élément clef du développement économique et écologique (pas de gaz à effet de serre) d'un pays. Par ailleurs, si les déclarations du président Iranien (appelant à « rayer Israël de la carte », ndlr) sont inquiétantes et doivent être prises au sérieux, nombreux sont les analystes qui estiment que l'arme nucléaire sert avant tout à sanctuariser un territoire, c'est à dire éviter une incursion extérieure et non à agresser.

Il est surtout à espérer que Madame Royal ne rencontre pas le gouvernement Iranien, elle pourrait alors se rallier au droit de l'Iran à disposer de l'arme nucléaire...

En France, Ségolène Royal met en avant sa féminitié et joue sur les états d'âme des français vis à vis de la classe politique. Force est de constater qu'en matière de politique étrangère elle est loin d'avoir l'âme et la stature d'une Femme d'Etat.

Franc-tireur

Publié par franc-tireur à 11:32:27 dans POLITIQUE | Commentaires (5) |

Les républicains de gauche saluent la victoire d’Hugo Chavez, par Georges Sarre | 04 décembre 2006

La victoire d'Hugo CHAVEZ, particulièrement massive, est une bonne nouvelle pour le Venezuela, l'Amérique Latine, et l'autre monde qui est à construire : un monde multipolaire, de peuples libres. La légitimité de cette victoire ne saurait être contestée sur des bases objectives.

Cette victoire est d'abord celle d'un peuple, qui a réaffirmé sa souveraineté face à l'Empire et sa liberté face au bourrage de crâne des médias mondiaux bien-pensants. Cette victoire dans les urnes fait litière des écrits et propos de ceux qui défendent l'ordre établi.

Cette victoire est celle de principes et de valeurs, ceux du primat du politique et de la solidarité sur la logique financière mondiale.

Cette victoire est celle d'un bilan social positif, et d'un projet social ambitieux.

La France n'est pas le Venezuela. Mais il ne nous est pas interdit d'espérer devant cette belle victoire...

Publié par franc-tireur à 21:43:20 dans POLITIQUE | Commentaires (0) |

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