Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
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Publié par franc-tireur à 17:46:20 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par franc-tireur à 18:09:48 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Le post-historisme,
idéologie du ségolisme
Par Marc-Émile TOURNEMIRE, Revue républicaine
Identifié par feu Philippe Muray comme l'incarnation de l'espèce humaine des temps post-historiques, Festivus festivus vote Ségo.
Après avoir accueilli un forum UMP dépourvu d'intérêt, le CNIT a été le haut lieu du lancement de la campagne ségoliste. Les cadres du PS et des comités « Désirs d'avenir » y ont en effet reçu une leçon de « démocratie participative » par le professeur Royal. La candidate socialiste leur a demandé de faire une campagne « joyeuse » et dans « la joie de vivre ». A mi chemin entre l'opération « immeubles en fête » ou « l'incroyable pique-nique du 14-Juillet », les manœuvres de propagande seront organisées dans « des lieux sympathiques : dans la rue, un bistrot, un appartement". De « petites micro-réunions » (sic) en « petites micro-réunions », la révolution des soviets participatifs est en marche. Et Festivus festivus, angélique et immature, festif et citoyen, en est l'avant-garde.
[...]
Le malentendu ségoliste réside dans l'ambiguïté du propos de Ségolène Royal. Sous couvert de tirer les leçons de 2002, l'année zéro du PS, Ségolène Royal persiste dans le déni du réel. Elle ne fait pas « peuple », elle fait « people ». Comment expliquer autrement ses plans médias sophistiqués ou le fait de se faire appeler par son prénom comme une starlette de téléréalité ? Convoquons à nouveau Philippe Muray : « Après avoir fait semblant de se mettre à l'écoute du peuple, [les politiciens éconduits par le suffrage universel en 2002] décident que leur différend passager avec celui-ci n'est dû qu'à un déficit de communication, et que si le peuple s'est si mal conduit c'est que l'on est pas encore allé assez loin dans un certain nombre de domaines », comme la régionalisation ! Le « non » l'a emporté largement en 2005 ? C'est qu'il faut plus d'Europe, etc. Le programme de Ségolène Royal n'est pas réactionnaire, mais bien furieusement moderne. Maternant (plus d'Etat providence) et castrateur (gare à l'encadrement militaire !), communautariste (promotion des droits des « minorités » et d'une régionalisation idyllique) et mercatique (le slogan « demain sera féminin » était déjà pris), le ségolisme est une vaste escroquerie intellectuelle, une supercherie de supermarché dont les Français doivent se garder comme de la peste.
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Publié par franc-tireur à 10:58:02 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Par Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, pôle sécurité et société IEP Grenoble.
Il y a un an, les émeutes des banlieues ont pris tout le monde de court...
-La surprise tient à ce qu'il n'y a rien de comparable dans l'histoire française récente. Ensuite, les responsables ont été étonnés par le mécanisme de contamination, car ils croyaient avoir affaire à des « violences urbaines » classiques, qui s'arrêtent au bout de quelques jours. D'ailleurs, après la mort des deux adolescents dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois, les affrontements restent circonscrits à une seule cité. De même quand, en période de ramadan, une grenade lacrymogène tombe près d'un lieu de culte à Clichy. C'est seulement après que les émeutes débordent vers d'autres communes. Certes, le virus a un cycle de vie court - trois ou quatre jours -, mais il se transmet rapidement à d'autres villes et encercle Paris. Une contamination par proximité qui touche les grandes villes de province. Plus de 500 communes ont été concernées ! Ces événements ont été tellement minimisés qu'on en oublie l'ampleur. Il y a eu 3 000 interpellations (et plus de 400 condamnations), ce qui veut dire que des dizaines de milliers de personnes étaient dans la rue, attaquant la police, brûlant plus de 10 000 voitures, 200 bâtiments publics et 74 locaux privés.
Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils paru débordés ?
-En raison de l'impréparation du gouvernement. Pas seulement du fait de Nicolas Sarkozy, qui, sur ce plan, n'a pas opéré de rupture avec la période Jospin. A la fin du gouvernement socialiste, les chiffres des violences urbaines étaient mauvais : le directeur général de la police nationale a alors décidé de débrancher les compteurs du Système d'analyse informatique des violences urbaines. A son arrivée, Sarkozy ne l'a pas rebranché et a même cassé le thermomètre pour ne pas connaître la température. Et il a créé un nouvel indicateur, mais pas avant le début de 2005, soit au bout de trois ans. C'est dire que les violences urbaines n'étaient pas une priorité. De plus, les RG ont été privés de leur fonction de connaissance des situations au profit d'une mission de police judiciaire, pour aider à interpeller les auteurs de délits. Ils n'ont plus à fournir de la connaissance, puisque, selon la doctrine du ministre, « comprendre, c'est déjà excuser ».
Publié par franc-tireur à 11:37:58 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
1997
Après avoir subit une défaite historique aux législatives de 1993, le parti socialiste est largement passé à côté du grand mouvement populaire de rejet du plan Juppé en décembre 1995, une partie de ses têtes pensantes ayant même défendu ce texte aux côtés de la majorité de droite de M. Jacques Chirac.
A la suite de ce puissant mouvement populaire, la gauche du PS tente de constituer un « pôle de radicalité », pour faire contrepoids au PS.
Face à cette situation, le candidat socialiste, cherche à rassembler les pro et anti-Maastricht : En effet, Lionel Jospin, symbolisant le renouveau et l'intégrité politique, se veut en rupture avec le mitterrandisme et prend des engagements forts : Il veut « faire l'Europe mais sans défaire la France ». D'ailleurs, il s'engage à ne pas ratifier le traité d'Amsterdam, qu'il qualifie de "super Maastricht" (traité pour lequel il avait portant voté lors du referendum). Fort de la légitimité que lui donne une majorité de gauche, il affirme ne pas se sentir « lié » par ce texte négocié par la droite.
M. Jospin a signé un accord politique avec le Mouvement des Citoyens prévoyant l'intégration de l'Espagne et de l'Italie dans l'euro, pour d'éviter une surévaluation de la monnaie unique européenne. D'ailleurs, à plusieurs reprises, Lionel Jospin, s'est engagé lors de son discours d'investiture à « faire, en tout domaine,retour à la République ».
Hélas, à peine un mois après être élu, M. Jospin ratifie, au nom de la France, le traité d'Amsterdam instaurant le pacte de stabilité...
Publié par franc-tireur à 23:14:56 dans POLITIQUE | Commentaires (2) | Permaliens