Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
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Publié par franc-tireur à 10:25:07 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par franc-tireur à 02:26:35 dans POLITIQUE | Commentaires (4) | Permaliens
200 visites d'huissiers à son domicile, 30 procédures judiciaires en cours...
C'est la réponse de Clearstream et de ses banques clientes ou des autorités judiciaires françaises et luxembourgeoises aux révélations du journaliste écrivain Denis Robert.
Son seul tort, avoir dit la vérité.
Face aux moyens financiers colossaux de ses détracteurs Denis Robert ne peut opposer que son énergie, ses livres et sa bonne foi. Ça risque de ne pas suffire.
Vu les sommes réclamées et la multiplication des procédures nous avons décidé de lui venir en aide en créant un comité de soutien, amical et financier. Notre but est de collecter des fonds et régler pour Denis Robert les frais d'huissier et d'avocats engendrés par ce harcèlement judiciaire.
Vous pouvez nous y aider en versant 10 euros ou plus ou moins à l'ordre du «comité de soutien à Denis Robert» et en envoyant votre don à cette adresse.
(Pour toute question, envoyez-nous un mail à lesoutien@gmail.com)
Comité de soutien à Denis Robert, BP 93602, 54016 NANCY CEDEX
http://lesoutien.blogspot.com/
Aujourd'hui après cinq années de combat en France mais aussi au Luxembourg, en Suisse et en Belgique, Denis Robert ne peut plus suivre financièrement. L'affaire du corbeau et les révélations (ennuyeuses pour le pouvoir en place) de son dernier livre «Clearstream, l'enquête» n'ont pas arrangé les choses : Clearstream a déposé de nouvelles plaintes à Luxembourg et en France réclamant des dommages et intérêts vertigineux. La firme attaque également ses interviews dans la presse. Si l'on prend en compte les plaintes déposées par la banque russe Menatep, la banque générale de Luxembourg, le cabinet d'audit Barbier-Frinault ou celle de Dominique de Villepin, 31 procédures sont en cours en ce moment. Aucune n'est prés d'être définitivement jugée puisque Clearstream ou ses alliés font appel ou se pourvoient en cassation dès lors qu'ils sont déboutés.
Au total, plus de six millions d'euros de dommages et intérêts cumulés sont ainsi réclamés à Denis Robert, ses témoins, les Arènes et Julliard ses éditeurs ou Canal plus qui a diffusé ses films.
Sur 28 jugements rendus au 1er juin 2006, Clearstream et ses alliés n'ont obtenu que 3 euros en leur faveur alors qu'ils demandaient entre 100 et 300 000 euros par procédure.
Nous ne voulons pas laisser Denis seul. C'est pourquoi nous faisons appel à vous pour soutenir concrètement sa défense face au rouleau compresseur de Clearstream et de ses alliés. Par ses livres et ses films, il nous a aidé à mieux comprendre les coulisses de l'hyper finance et les moyens mis en place visant au pillage des États grâce à des boîtes noires comme Clearstream.
Il est temps pour nous de l'épauler.
Rémi Malingrëy (dessinateur), Lefred Thouron (dessinateur), Patrick Perrin (artiste), Jean François Diana (universitaire), Yan Lindingre (journaliste), Philippe Pasquet (artiste), Sidonie Mangin (responsable de communication), Marcel Gay (journaliste), Yves Colombain (directeur de MJC), François Festor (chef d'entreprise).
Publié par franc-tireur à 21:44:50 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
entretien à L'Humanité du 31/01/07 (droits réservés)Publié par franc-tireur à 10:44:45 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Dans son blog du 5 février, l'un de ceux qui, dès potron-minet, mettent en scène notre vie politique, M. Jean-Michel Apathie, déplore que dans mon interview au Parisien de la veille, j'aie qualifié M. Sarkozy de « candidat du grand capital financier mondialisé, derrière la tête duquel on aperçoit toutes les têtes du CAC 40 ».
« Ce top 40, écrit-il, est stigmatisé comme la quintessence du capitalisme que nous n'aimons pas, que nous n'aimerons jamais ... Que reproche-t-on exactement [à ces entreprises] ? D'exister tout simplement ? »
Non, cher Jean-Michel Apathie, je ne leur reproche pas d'exister. Je me borne à décrire la logique qui les meut. Nos grandes entreprises dont le capital est de plus en plus détenu par des fonds spéculatifs sont contraints, par la dictature de l'actionnariat qui les régit, à négliger le long terme, les investissements, la recherche, la formation et la promotion de leurs salariés. Les exigences de rentabilité exorbitantes de leurs actionnaires les conduisent à privilégier le court terme, les fusions acquisitions qui font monter la cote, ou à délocaliser leurs activités dans les pays à très bas salaires et sans protection sociale, au détriment de la stabilité et du progrès social dans les pays d'origine. Voyez le dernier fait d'armes de M. Tchuruk, ce prophète de « l'entreprise sans usines » : la fusion d'Alcatel-Lucent, à peine réalisée, débouche sur la suppression de 12.000 à 13.000 emplois ! Ce n'est pas à M. Jean-Michel Apathie que je ferai le procès d'ignorer ce qu'est la théorie reine de l'acquisition de la valeur pour l'actionnaire et à quoi conduit son application. Tout cela a été fort bien développé par André Orléan et Jean-Luc Gréau, notamment par ce dernier dans un ouvrage profond intitulé L'avenir du capitalisme (chez Gallimard).
« A quoi bon pointer le doigt sur ces entreprises, demande M. Apathie, si n'en découle aucun mot d'ordre ? ».
Non, cher Monsieur Apathie, je ne m'en prends pas à ces entreprises mais à la dictature du capital financier qui conduit à la désindustrialisation de la France. Je propose d'y mettre un frein. Il me semble que si les pouvoirs publics avaient été plus attentifs à préserver « un noyau dur d'actionnaires » quelle qu'en soit la forme public, privé ou salarial -, la France, depuis cinq ans, n'aurait pas vu Pechiney tomber aux mains d'Alcan, Arcelor de Mittal, Thomson de TCL, et les Chantiers de l'Atlantique du norvégien Aker Yards. Nous devrions savoir que quand les centres de décision émigrent, les laboratoires et les usines suivent. C'est justement parce que je pense à nos petits-enfants auxquels je ne voudrais pas léguer une France désindustrialisée que je ne me fais pas le défenseur aveugle des marchés financiers. J'aimerais vous convaincre que le souci de l'avenir de nos entreprises est antinomique avec le développement sans frein de la finance mondialisée.
M. Claude Askolovitch relaie sur la gauche l'offensive de Jean-Michel Apathie. « Chevènement, s'exclame-t-il sur son blog du 6 février, n'a pas bougé d'un poil depuis la belle époque des seventies, quand la gauche « changeait la vie » ... allait partir à l'assaut des monopoles ... J'avais dix ans et mon Dieu, rien n'a donc changé ? »
Mais si, cher Claude, les formes du capitalisme, justement ont changé. Il s'est mondialisé. Les marchés financiers ont pris le pouvoir. Les multinationales mettent en concurrence les territoires et les mains d'œuvre au mépris des droits sociaux les plus élémentaires et des normes environnementales qui devraient s'imposer à tous.
Mais sur le fond, croyez-vous, cher Claude, que l'essence du capitalisme ait vraiment changé ? Vous lisez trop le Nouvel Observateur qui est obligé de réinventer le monde toutes les semaines.
La vérité est que jamais depuis la « belle époque » d'avant 1914 le talon de fer du Capital n'a été plus brutal. Jamais la soif du profit n'a été plus inextinguible. Jamais la puissance de l'Argent n'a été plus arrogante et, il faut bien l'avouer, jamais plus timoré un socialisme qui n'a pourtant de raison d'être que s'il est d'abord la critique en acte du capitalisme.
Vous me reprochez de « recharger les Lebel du socialisme ». « Quelle ironie, écrivez-vous, que cet excellent Chevènement soit encore audible et choyé, quelle rage que cet éternel retour ! ». Ne connaissez-vous donc pas ma devise : « Etiam mortuus redeo » (1). C'est que rien de fondamental n'a vraiment changé : tel un vieil arbre que le vent des modes n'a pu déraciner, je contemple, avec Ségolène, un nouveau printemps de la gauche. N'avez-vous par perçu dans son remarquable discours du 6 février, les effluves d'une République plus jeune que jamais, car fidèle à elle-même ?
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1)Même mort je reviens
Publié par franc-tireur à 20:41:08 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens