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    A lire sur le site de Marianne2.fr

    La bonne conscience occidentale se polarise sur les robes safran des moines tibétains, laissant de côté la surexploitation des centaines de millions de ming-gong.

    Le Tibet m'agace. Entendons-nous bien, pas les Tibétains, mais le Tibet, l'idée du Tibet. Le Tibet, cette bonne conscience universelle, cette utopie pour bobos friqués en mal de spiritualité, cette destination pour amateurs européens de trekking qui finiront par avoir besoin d'itinéraires balisés et de toilettes publiques sur les contreforts himalayens. Le Dalaï-Lama m'agace aussi, beaucoup. Il est devenu une manière de référence obligée, avec respect obligatoire dès qu'on évoque son nom et sa personne. Tous ceux qui de par le monde tentent aussi de libérer leur peuple, notamment en Amérique latine, les Chavez, les Morales, sont suspectés d'être des dictateurs, des généraux Alcazar en puissance. En revanche, le dalaï-lama n'a que des qualités. Qu'il se prétende la réincarnation de Bouddha n'a pas l'air de choquer plus que ça un vieux pays cartésien comme le nôtre, bien plus prompt par les temps qui rampent à moquer les Catholiques qui croient à la résurrection des corps. La religion, c'est toujours mieux chez les autres, c'est bien connu. Que le projet politique du Dalaï-Lama reste une restauration théocratique ne choque pas plus que ça les intellectuels qui ont pris option droits de l'homme au baccalauréat des apparitions médiatiques.

    Le safran passe bien à la télé

    Alors bien sûr, l'armée chinoise se comporte très mal (plus que les Américains en Irak, ça reste à prouver, d'ailleurs). L'armée chinoise défend le pire régime au monde, un stalinisme de marché, une chimère politique, un hybride idéologique qui a gardé du communisme l'aptitude au totalitarisme policier et emprunté au capitalisme les méthodes de Germinal. On ne peut que s'indigner quand on les voit matraquer, molester et parfois tirer sur ces moines rasés en robe safran. Que ces jeunes gens non-violents soient abrutis depuis l'enfance dans des lamaseries à coups de mantras et de moulins à prière ne doit pas empêcher évidemment qu'on se porte à leur secours.
    En revanche, là où un problème se pose, c'est que de tout ça se dégage un rideau de fumée qui ne doit pas seulement aux émanations de la flamme olympique. Parce que la Chine, c'est avant tout un cauchemar industriel, écologique et social pour les Chinois eux-mêmes. Ils meurent par dizaines chaque jour dans les mines de charbon. Ils attendent que le sida les consume dans des campagnes où l'on a fait des collectes de sang avec la même aiguille pour tout un village. Ils ne laissent pas leurs bicyclettes auprès de certaines rivières de peur de les retrouver rouillées au bout de quelques heures. Ils accompagnent leurs enfants dans des écoles où il faut garder un masque à gaz pour suivre les cours. Et, à Pékin même, les habitants des hutongs, ces petites rues charmantes décrites par le grand écrivain Lao She, apprennent depuis 2001 (date à laquelle le président du CIO, ancien franquiste bon teint, a donné les jeux à la Chine) à coups d'expropriations ce que la destruction d'une ville en temps de paix veut dire.
    Mais voilà, on ne profitera pas des Jeux Olympiques pour demander un minimum de libertés publiques pour le peuple chinois, celles de s'associer, de se syndiquer, d'avoir une législation minimale en matière de droit du travail. Ce n'est pas très romantique, ni très exotique, tous ces mingongs, ces émigrés de l'intérieur qui viennent travailler comme des esclaves sur les chantiers des grandes villes.
    Non, on préfère manifestement le safran des robes bouddhistes, et seulement lui, pour s'indigner.
    La couleur doit mieux passer à la télé, sans doute.

    Dimanche 13 Avril 2008 - 00:29
    Jérome Leroy


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  • Les élections municipales et cantonales approchent à grand pas. L'occasion de sanctionner durement dans les urnes les parlementaires s'y présentant qui, la semaine du 4 février dernier, ont trahi la démocratie en refaisant passer de leur propre chef un texte capital que le peuple avait refusé deux ans plus tôt. Kelly-Eric Guillon, président de Pupilles de la Nation - Homega, dresse une liste de ces parlementaires traîtres, accompagné du mandat qu'ils convoitent. Pratique et utile pour bien voter.



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  • John Ewards, le candidat le plus intéressant du point de vue de son positionnement et de son programme vient de se retirer de la "course" à l'investiture démocrate.

    Ce fut l'occasion pour lui de nous livrer à nouveau un grand discours politique au cours duquel il a insisté sur les "deux amériques" (celles des riches et celles des autres), se concentrant sur le sort des travailleurs, des pauvres, des classes moyennes ou des vétérants, et en reitérant son appel pour développer la justice sociale et une protection sociale digne de ce nom. Il a refusé de soutenir l'un ou l'autre candidat encore en lice (Obama, Clinton ou Mike Gravel -le dernier candidat de la gauche démocrate) mais a appelé ses militants et les citoyens à se mobiliser pour combattre la pauvreté et les injustices sociales, le "combat de sa vie". Bref, un véritable positionnement politique, bien loin de la politique "people" à laquelle nous habituent les médias. 

    Le choix se réduit maintenant entre, d'une part, le républicain John Mc Cain, qui risque de poursuivre la politique belliciste de l'administration Bush, et d'autre part, côté démocrate, à la restauration dynatique incarnée par Hillary Clinton ou "le grand saut dans l'inconnu" que représente un Barrack Obama qui ne tarit pas d'éloge sur Ronald Reagan ou Nicolas Sarkozy.


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  • La "course" à la maison blanche est désormais lancée. Chacun a pu prendre connaissance des deux principaux candidats démocrates, Barack Obama et Hilary Clinton. Il existe pourtant un troisième candidat démocrate dans cette élection, et celui-ci mérite notre attention. Il s'agit de l'ancien sénateur de Caroline du Nord, John Edwards. Incarnant, l'aile gauche et populiste du parti, c'est un enfant d'ouvrier, né dans les états du sud et devenu avocat (en travaillant la nuit en déchargeant des camions) et millionnaire (en attaquant en justice les grandes compagnies américaines). Au delà de la biographie "american dream" de ce monsieur, il est celui des principaux candidats démocrates qui appuie là où çà fait mal : les inégalités sociales, le libre échange destructeur d'emploi, le poids des lobbies. Il est par ailleurs un brillant discoureur qui mérite d'être entendu et écouté (sans trop s'arrêter sur son sourire trés (trop) holywoodien).

     

     

    L'essentiel dans la candidature Edwards, c'est qu'elle montre que, désormais, même aux Etats Unis un discours de gauche anti-libre échangiste est désormais audible et même crédible puisque John Edwards rassemble en moyenne un quart des suffrages aux primaires démocrates. De par ces positions, il a poussé B. Obama et H. Clinton à se prononcer sur le développement de la sécurité sociale ou la remise encause du libre échange. Le fait que la majorité des électeurs démocrates soient prêt à voter pour J. Edwards ou B. Obama montre bien que les mentalités des citoyens états-uniens ont évolué vers un rejet de la mondialisation libérale et militarisée. A ce titre, la politique et le discours de N. Sarkozy en France, paraissent véritablement anachroniques... et bien loin des enjeux cruciaux de l'époque.

    Finallement, la nouvelle révolution keynésienne pourrai bien venir, une fois de plus, des Etats-Unis.


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  • Pétition à l'initiative du Comité Valmy
    NON à la Constitution européenne maquillée

    EXIGEONS LA TENUE D'UN REFERENDUM POPULAIRE !

    Comme les premiers signataires ci-dessous, signez et faites signer l'appel pour la tenue d'un referendum.

    Cette liste souligne que les diverses sensibilités politiques de l'arc républicains peuvent converger  sur une démarche de large rassemblement progressiste, pour la démocratie et le droit du peuple de France à maîtriser son avenir : 

    • Anicet Le Pors, ancien ministre ;
    • Amiral Michel Debray, ancien président de l'Institut Charles de Gaulle ;
    •  Maxime Grémetz, militant communiste, Député de l'Assemblée Nationale ;
    • Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée Nationale, Président du PRCF,
    • Claude Beaulieu, militant communiste, président du Comité Valmy ;
    • André Bellon, Comité Valmy, ancien Député socialiste et ancien président de la Commission des affaires étrangères ;
    • Gilles Bachelier, Comité Valmy, Collectif des gaullistes de Gauche ;
    • Jean Yves Autexier, MRC, ancien Député, ancien Sénateur ;
    • Henri Alleg, ancien directeur d'Alger républicain, militant anticolonialiste ;
    • Gilberte Alleg-Salem, militante anticolonialiste ;
    • Etienne Chouard, Enseignant ;
    • Alexandre Dorna, Comité Valmy, universitaire, professeur Université de Caen ;
    • Albert Salon, gaulliste, ancien Ambassadeur de France ;
    • Jean Claude Ramos, Comité Valmy, ancien Député socialiste ;
    • Léon Landini, ancien résistant FTP – MOI, président du PRCF ;
    • Danielle Bleitrach, militante communiste ;
    • Pierre Lévy, Rédacteur en chef de Bastille République Nations ;
    • Jacques Nikonoff, ancien président d'Attac ;
    • Paul Violet, prs, ancien maire-adjoint Paris, ancien vice pdt conseil régional I de Fr.
    • Georges Labica, professeur honoraire des universités ;
    • Jacques Dauer, président de l'Académie du gaullisme,
    • Guy Poussy, conseiller général honoraire du Val de Marne, ancien du CC du PCF,
    • Bertrand Renouvin, directeur politique du bimensuel « royaliste »,
    • Christine Tasin, militante du MRC, professeur ;
    • Erik Blondin, gaulliste de gauche, policier, syndicaliste ;
    • Gérard Schmitz, militant communiste, ancien résistant ;
    • Jean-Marie Matisson, président d'honneur du Comité Laïcité République
    • Sébastien Nantz, militant gaulliste ;
    • Georges Gastaud, responsable du PRCF ;
    • Yvon Grinda, militant du MRC, co-fondateur du Comité Valmy ;
    • Gérard Euzenot, Comité Valmy, militant communiste, responsable CGT ;
    • Anne Casanova-Euzenot, militante communiste, syndicaliste CGT de la recherche ;
    • Etienne Tarride, militant gaulliste de gauche, avocat ;
    • Jules Molina - vétéran du PCF - militant anticolonialiste ;
    • Mathieu Brétillard, Comité Valmy, responsable de République et démocratie ;
    • Gilbert Legay, Comité Valmy, militant socialiste ;
    • Guy Gibout, maire honoraire de Joinville le Pont,
    • Jean Pierre Page, Syndicaliste,
    • Christophe Chastanet, militant gaulliste de progrès ;
    • Isabelle Voltaire, militante associative ;
    • Jean Lévy, militant communiste et syndical ;
    • Claude et François Roddier, astrophysiciens, militants républicains ;
    • Serge Cattet, enseignant,  responsable syndical ;
    • Ali Abchiche,  Comité Valmy, militant socialiste ;
    • Maxime Vivas, écrivain ;
    • Denis Griesmar, gaulliste de progrès, militant associatif ;
    • Véronique Thisse, Comité Valmy, militante républicaine ;
    • Jean Pierre Hemmen, militant communiste, PRCF ;
    • Louis Dalmas, Comité Valmy, Directeur de Balkans-Infos,
    • Noria ChaÏb, déléguée nationale pour la prévention de la délinquance au parti socialiste,
    • Emile Tornatore, Maire du Broc 06,


    Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre si possible, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l'a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n'était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c'est-à-dire la crainte d'un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l'oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre
    La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s'agit plus de constitution. L'accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l'Union européenne ne serait plus qu'un ‘mini traité', ‘simplifié' par surcroît (le texte compte 256 pages ...), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à détourner l'attention des citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n'y a rien à voir !'.
    La vérité est autre. Tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d'Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu'ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005.  De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis l'Acte unique -Maastricht, Amsterdam et Nice- demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l'Union européenne . Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l'idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d'Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L'accord de Lisbonne permettrait, s'il était appliqué, d'accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l'Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.
     
    Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La souveraineté du peuple, celle de la  République, est inaliénable
    .
    La voie parlementaire dans ce cas précis,  ne serait qu'un substitut inacceptable visant à contourner  l'obligation d'une nouvelle consultation populaire et serait illégitime.

    Forces républicaines et progressistes  fidèles à la souveraineté populaire et nationale,  nous tous  Français  au delà de nos votes précédents exigeons un débat public et le respect de la volonté populaire. Unissons nous  pour exiger un referendum !


    Pétition basée sur l'Appel du Comité Valmy  lancé à Paris le 21.10.2007

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