Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
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Pendant que le Président de la République et le Premier ministre annoncent leur intention d'allonger légèrement la période pendant laquelle les candidats à l'élection présidentielle peuvent ne plus se contenter de solliciter les promesses de parrainage mais recueillir leur concrétisation, l'UMP et le P.S veillent à ce que cette éventuelle réforme n'ait que peu d'effet, pour ne pas dire pas du tout.
Les Etats-majors de ces deux formations ont donné à ceux des 47.289 élus habilités à parrainer qui appartiennent à leur parti une consigne dont ils ne cessent de dire qu'elle ne souffre aucune exception : ne signer pour aucun autre candidat que celui désigné par la formation à laquelle ils appartiennent.
Quant aux élus sans étiquette, municipaux, départementaux ou régionaux, ils reçoivent la visite de Missi dominici du P.S ou de l'UMP chargés de leur faire comprendre que s'ils se laissaient aller à parrainer un « petit » candidat, aucune forme de représailles ne serait écartée. Au maire qui signerait bien pour l'un des candidats trotskystes, ou pour celui de Chasse Pêche et tradition, ou pour le représentant autoproclamé du gaullisme authentique, ou pour le leader du Front national, ou pour un écologiste indépendant, on a tôt fait d'expliquer que les subventions sont comme plumes au vent, ou qu'il pourrait se voir opposer aux prochaines échéances qui le concerneront, un candidat qui lui rendrait la vie difficile et l'élection malaisée.
Ceux qui ont promu cette attitude radicale pour ne pas dire sectaire- et qui veillent à son application intransigeante vivent dans l'angoisse- pour ne pas dire la panique- de la répétition d'un 22 avril 2002. Malheureusement, ils confondent les effets et la cause. Ce n'est pas parce que les électeurs ont eu il y a cinq ans à choisir entre de nombreux candidats qu'ils ont dispersé leurs voix au premier tour et négligé les soi-disant « grands » candidats. C'est parce qu'ils avaient l'impression pour ne pas dire la conviction- que les prétendues grandes formations ne sont plus que des machines électorales à l'américaine et qui n'ont d'existence réelle que pour quelques mois, à la veille des échéances importantes. C'est aussi parce qu'ils considéraient que les thèmes qui leur paraissaient essentiels n'avaient pas, dans la campagne, la place ou le traitement qui leur paraissait nécessaire. Les études des politologues n'ont cessé de souligner la coupure réelle et ressentie entre la société et ses représentants. Les résultats du 21 avril 2002 ont donné la mesure de cet éloignement.
Ou bien cette fracture a été réduite depuis cinq ans, ou bien, si elle ne l'a pas été, casser le baromètre ne servira de rien ou ne fera qu'aggraver cette situation et les ressentiments qu'elle a fait naître et qui trouveront à s'exprimer ailleurs que dans les urnes, et d'abord en ne s'y rendant pas.
Les chaînes nationales de télévision, en ayant choisi, elles aussi, de réserver la part du lion aux deux candidats qu'elles appellent principaux ne font qu'aggraver cette fracture démocratique et, dès lors, la mesurette envisagée par Jacques Chirac et Dominique de Villepin peut difficilement être considérée comme autre chose, dans le meilleur des cas qu'un emplâtre sur une jambe de bois et, dans le pire, comme un trompe-l'œil voire un piège à...
« L'esprit public » sur France Culture
Publié par franc-tireur à 12:58:05 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par franc-tireur à 17:46:20 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par franc-tireur à 18:09:48 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Comment le Monde montre - involontairement - L'echec de l'Union européenne en matière d'emploi.
« Dans la zone euro, le chômage est à son plus bas niveau depuis 1993 », titre triomphalement un article du Monde en date du 5 janvier 2007. En effet, selon Eurostat, le taux de chômage s'établit à désormais 7,6 % de la population active de la zone Euro.
Mais ce que le Monde fait apparaitre comme un bon résultat pour la zone Euro, montre au contraire l'echec cuisant de la politique économique de l'Union Européenne et plus particulièrement de la monnaie unique. En effet, 14 ans après l'entrée en vigueur du traité de Maastricht instituant la monnaie unique européenne (le 1er janvier 1993), nous sommes revenus au taux de chômage de ...1993 ! Cela signifie simplement que durant les quinze années correspondant à l'existence formelle de l'UE, sensée nous apporter la prospérité, le chômage s'est en fait accru.
Pourtant, les défenseurs du traité de Maastricht étaient catégoriques : la mise en place de l'union européenne et de la monnaie unique ne pouvait qu'être bénéfique pour l'emploi. Voici, extraites du bêtisier de Maastricht, quelques unes des affirmations alors soutenues par d'éminentes personnalités :
- « le traité d'union européenne se traduira en France par plus de croissance, plus d'emplois, plus de solidarité. » Michel Sapin (ancien ministre PS de l'économie) 20/08/1992, Le Figaro
- « La monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité » Michel Rocard, 27/08/1992, Ouest-France.
- « Si le traité était en application, finalement la communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré » Valery Giscard D'Estaing, 30/07/1993, RTL
- « l'union économique et monétaire , harmonisant les politiques économiques et créant la monnaie unique, est un facteur de croissance et de création d'emploi » Edmond Maire (ancien secrétaire général de la CFDT), septembre 1992, vu de gauche.
- « Si aujourd'hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d'intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave » Jean Boissonnat, 15/09/1992, La Croix
Mieux vaut en rire.
Franc-tireur
Publié par franc-tireur à 20:04:59 dans ECONOMIE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par franc-tireur à 11:10:52 dans ECONOMIE | Commentaires (1) | Permaliens