Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
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Le projet de défiscaliser et désocialiser les heures supplémentaires, mesure phare de la campagne de Nicolas Sarkozy, « revalorise »-t-elle vraiment le « travail » ?
Celui-ci correspond au fait pour un salarié de travailler, au-delà de son temps de travail légal, sans être déclaré : c'est-à-dire qu'il touche une rémunération horaire souvent plus élevée, non déclarée (donc non imposable) et présente l'avantage pour celui qui y a recours de n'avoir pas à s'acquitter des cotisations sociales.
Force est de constater que, à quelques nuances prés, le projet gouvernemental sur les heures supplémentaires revient finalement à légaliser la pratique du travail au noir : certains travailleront à un taux horaire plus élevé que celui de la durée légale de travail, sans avoir a payer d'impôts sur ce qu'ils auront gagné... et leur employeur ne paiera pas de cotisations sociales...
Qui est du côté des « fraudeurs » ?
Publié par franc-tireur à 11:52:48 dans ECONOMIE | Commentaires (0) | Permaliens

Mais il a osé !
Nicolas Sarkozy , toujours pressé, estime sans doute que dans quelques mois, le T.C.E., tel qu'il a été repoussé par le peuple français, deviendra la loi suprême.
Rappelons qu'il prévoyait en son article I-8
"Le drapeau de l'Union représente un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu."
Pourquoi ne pas faire l'économie d'un nouveau portrait officiel , fut ce au prix d'une illégalité majeure ?
Ainsi dans toutes les communes de France, que l'Union Européenne cherche d'ailleurs à supprimer, les citoyens auront devant eux la preuve
- du non respect de la Constitution par celui qui en est le gardien ;
- de la méconnaissance de la hiérarchie des normes, par celui qui promulge les lois
- de son ignorance de l'origine religieuse de la bannière européenne, qui a été qualifiée d'étoffe
mariale. Est ce là le symbole pour le chef de l'État de la "République indivisible, laïque, démocratique et sociale" (article 1 de la Constitution française) ?
Les symboles en disent plus long que tous les discours !
Voici donc ce à quoi le nouveau président rêve : voir adopter le TCE et devenir ainsi le gouverneur de l'État de France, à l'image de Schwarzenegger, gouverneur de l'État de Californie !
Nous ne pensons pas que la majorité de français l'ont élu pour cà !
Nicolas SARKOZY, Gouverneur de France
Publié par franc-tireur à 18:40:21 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
PARIS (AP) - Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle, Jean-Pierre Chevènement en a appelé lundi matin "à la rénovation de toute la gauche", estimant que "le cycle d'Epinay s'est achevé" dimanche soir.
"Il me semble qu'on ne peut pas faire l'impasse d'une réflexion et d'une action collective qui doit d'ailleurs déborder le Parti socialiste", a déclaré le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) sur LCI. "J'en appelle à la rénovation de toute la gauche. Elle en a bien besoin car la gauche vient de loin. Elle doit faire une analyse de ce qu'a été son histoire, son passé, ses erreurs le cas échéant".
Selon l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, soutien de Ségolène Royal, "tout le monde comprend que le cycle d'Epinay (qui avait vu la création du PS et l'intronisation de François Mitterrand à sa tête en 1971) s'est achevé". "Maintenant le Parti socialiste doit savoir où il habite", a-t-il souligné, appelant de ses voeux une "refondation républicaine".
Jean-Pierre Chevènement a estimé que Ségolène Royal avait fait "une belle campagne, à la limite de ses forces" et qu'elle "représente une force, un capital qui doit se manifester dans la campagne" pour les élections législatives à venir.
A ce propos, il a rappelé que le MRC "a passé un accord politique avec le Parti socialiste" et attend du PS "qu'il fasse exécuter le volet électoral de cet accord, c'est-à-dire qu'il désavoue clairement, qu'il exclut, les candidats socialistes dissidents dans les circonscriptions où ils se maintiennent".
"Je n'ai pas voulu perturber la campagne présidentielle en amenant ces questions au grand jour, mais maintenant elles se posent puisque nous sommes à l'horizon des législatives", a expliqué M. Chevènement. AP
Publié par franc-tireur à 13:20:49 dans ECONOMIE | Commentaires (4) | Permaliens
Face aux pressions de la bien-pensance pour une alliance de la gauche avec l'UDF, il faut le dire clairement : la présidentielle se gagnera par le haut, pas par le centre.
La déclaration de S. Royal se disant prête à prendre des ministres UDF en cas d'accord politique avec François Bayrou est logique mais préoccupante, pour ceux qui comme moi sont tenants d'une ligne républicaine et socialiste. Certes, un nombre importants des électeurs de François Bayrou sont succeptibles d'apporter leurs suffrages à la candidate de la gauche ou en tout cas s'abstiendront de voter pour N. Sarkozy. Cependant, je ne pense pas que ses appels insistants du pied à l'UDF soient utiles et porteurs pour la victoire : car personne, et Bayrou encore moins que les autres compte tenu de l'hétérogénité de son électorat, n'est propriétaire de ses voix. En revanche, j'étais plutôt d'accord avec le compromis lancé par Royal au soir du premier tour c'est à dire ne pas lâcher sur l'essentiel (l'Europe, l'economique) mais d'insister sur les convergences institutionnelles (Etat impartial, nouvelle république...). En d'autres terme, S. Royal doit rassembler mais pas chercher à ressembler à l'UDF.
Mais le retour de Delors, et certaines phrases augurent d'un possible virage social-libéral et europeiste, suffisement préoccupant, pour que je me pose alors la question de mon vote en faveur de S. Royal.
En effet, comme le souligne J-L Mélechon, le bon score de SR au premier tour est largement dû aux elécteurs de la gauche du NON qui ont choisi de voter "utile" au détriment des autres partis de gauche. Constituer une majorité sociale-libérale autour de Bayrou serait trahir sa base électorale. Ceux-ci se verrai alors trahis et pourrai se dérober pour le second tour. Pire, je crois que se serait donner raison aux électeurs "de gauche" les plus socio-libéraux qui ont voté bayrou, donc à droite, uniquement pour déplacer le centre de gravité politique vers le libéralisme et l'europeisme (1).
Je crois au contraire que S. Royal ne peut gagner qu'en prenant de la hauteur : en se posant comme une responsable politique courageuse et à l'écoute des citoyens, et surtout en assumant la rupture avec le social-libéralisme européen qui tient lieu de ligne politique au PS, à l'UDF et à l'UMP depuis si longtemps, et que nombre d'électeurs de Bayrou ont voullu rejeter. C'est en tout cas mon souhait pour que la gauche au pouvoir puisse au moins amorcer un changement positif pour la France.
Franc-Tireur
(1) Précisons que je ne range pas dans cette catégorie ceux des électeurs de Bayrou qui ont voté pour lui afin de faire "turbuler" le sytème... je n'étais pas d'accord avec leur stratégie mais je les rejoins sur leur objectif.
Publié par franc-tireur à 09:05:56 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Photo : Robert Capa (C)
Quelques réactions "à chaud" au lendemain du premier tour...
Prés des deux tiers des français ont choisi d'apporter leurs suffrages à des candidats de droite. Ainsi, douze années de chiraquisme et cinq années de gouvernement UMP-UDF, n'ont pas entâmmé le crédit de la droite. En particulier, le score impressionnant de N. Sarkozy montre qu'en dépit de ses convictions fort peu républicaines et de ses mutiples provocations, il a réussi a rassembler prés d'un tiers des électeurs.
La gauche est à un niveau dramatiquement bas, avec seulement 37 % des voix. Le second tour s'annonce trés difficile, surtout qu'il n'y aura pas de réserves chez les abstentionnistes. Le risque est que S. Royal soit obligé de faire des clins d'oeil à l'electorat centriste et affadisse en conséquence son discours et son programme, quitte à décevoir l'électorat de gauche... En attendant, j'ai une pensée triste et émue en voyant ce qu'il reste du PCF qui fut autrefois le parti qui receuillit mon premier vote de jeune électeur.
Devant un tel constat et de telles perspectives, j'ai vraiment la gueule de bois (un peu à cause de l'abus d'alcool aussi...).
Au nom d'une certaine idée que je me fait de la France et de son histoire, au second tour je voterai pour Ségolène Royal, contre l'anti-républicain Nicolas Sarkozy.
Le combat continue.
Le franc-tireur
Publié par franc-tireur à 07:08:44 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens