Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
Le 1er janvier 2007, Angela Merkel a pris la présidence de l'Union européenne. Ses premiers mots furent pour affirmer sa volonté que feu le traité constitutionnel entre en vigueur d'ici 2009. On ne sait ce qui l'emporte, dans ces propos, de l'absurdité ou de l'arrogance. Absurdité parce qu'un tel objectif est totalement hors de portée des dirigeants européens. Il leur a fallu un an pour comprendre (et Valéry Giscard d'Estaing ne l'a toujours pas réalisé un problème de fin de moi, sans doute) qu'on ne pourrait faire revoter les Français (et les Néerlandais) sur le même texte. Il est désormais question d'en préserver la « substance », en en changeant l'habillage.
Passons sur la désinvolture du procédé, qui revient à prendre les électeurs pour des benêts. Et souvenons-nous de ce que disaient les partisans du Oui : le texte représentait un point d'équilibre unique entre les intérêts et les conceptions des Vingt-cinq gouvernements il avait fallu plus de deux ans pour élaborer un tel compromis, négocié finalement aux forceps. Or, depuis près de trois ans, les points de vue des pays-membres n'ont cessé de s'éloigner les uns des autres, entre ceux qui ne jurent que par plus de fédéralisme et ceux qui ne veulent entendre parler que d'un grand marché, ceux qui font mine de vouloir promouvoir un (improbable) « modèle social européen » et ceux qui jettent les bras au ciel en prétendant que feu le traité était déjà limite collectiviste...
Publié par franc-tireur à 10:11:11 dans EUROPE | Commentaires (0) | Permaliens