Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
Publié par franc-tireur à 09:58:53 dans POLITIQUE | Commentaires (2) | Permaliens
"S'expatrier et choisir de résider dans un autre pays pour y payer moins d'impôts qu'en France constitue un comportement contraire au civisme. Cet incivisme serait déjà critiquable de la part de citoyens ordinaires, il l'est encore plus s'agissant de personnes titulaires de la Légion d'honneur", écrit dans son courrier transmis à la presse Roger-Gérard Schwartzenberg.
"Il serait donc conforme aux règles de l'ordre de suspendre ces personnalités de l'exercice des droits et prérogatives attachés à la qualité de membre de l'ordre de la Légion d'honneur tant qu'elles résideront à l'étranger", dit-il.
Il vise explicitement les chanteurs Charles Aznavour et Johnny Hallyday, qui vient de faire connaître son exil en Suisse, la championne de tennis Amélie Mauresmo et l'ancien P-DG de Vinci Antoine Zacharias.
Le député précise au grand chancelier de la Légion d'honneur, le général Jean-Pierre Kelche, qu'il peut prendre des sanctions contre les titulaires de la décoration qui commettent des "actes contraires à l'honneur", selon les statuts de cet ordre créé par Napoléon en 1802. Le militaire n'a pas encore répondu.
C'est le cas de Johnny Hallyday qui a relancé la controverse sur "l'exil fiscal" de nombreuses personnalités françaises, notamment vers la Belgique ou la Suisse, où l'impôt français de solidarité sur la fortune (ISF) n'existe pas et où les taux d'imposition sont plus attractifs.
Publié par franc-tireur à 12:36:15 dans POLITIQUE | Commentaires (1) | Permaliens
Communiqué conjoint de Jean-Luc Mélenchon,sénateur socialiste, ancien Ministre, président de PRS et Oskar Lafontaine,député, président du groupe Die Linke au Bundestag, ancien président du SPD
Nous déplorons la réunion organisée aujourd'hui à Madrid de représentants des gouvernements de 18 pays de l'UE ayant ratifié le projet de Constitution européenne.
Alors que les peuples français et néerlandais, représentant 80 millions d'habitants de pays fondateurs de l'Union, se sont prononcés contre ce projet de Constitution européenne, nous exprimons nos plus vives inquiétudes concernant une réunion qui vise, d'après le Ministre espagnol des affaires étrangères, M. Moratinos, à « permettre à la politique européenne contenue dans le projet constitutionnel de devenir une réalité ».
Il nous semble en effet inadmissible de vouloir forcer des peuples à subir des politiques qu'ils ont refusé, y compris en en changeant l'emballage. Toute tentative d'encerclement politique de ces peuples par une coalition d'autres pays de l'Union ne peut que conduire à des impasses dangereuses.
Nous refusons donc toute mise à l'écart des pays ayant déjà voté non au projet de Constitution européenne ou ne sétant pas encore prononcés. Une telle méthode rompt le cadre collectif de discussion qui a toujours prévalu pour faire avancer l'Europe communautaire depuis les traités CECA et de Rome.
Elle crée un grave précédent où certains Etats s'arrogeraient le droit de décider de l'avenir de l'Europe à l'exclusion d'autres Etats.
Nous regrettons vivement que le gouvernement allemand ait choisi de s'associer à cette initiative, alors qu'il exerce la présidence de l'Union au nom de tous les Etats membres.
Nous nous étonnons que le gouvernement français ne se soit pas opposé publiquement à une telle réunion qui exclut la France des discussions sur l'avenir de l'Union.
Nous mettons en garde les décideurs européens contre toute tentative de se passer de l'avis des peuples pour imposer le traité constitutionnel européen. Nous appelons tous les responsables politiques progressistes en Europe à refuser ces tentatives de négation de la volonté des peuples.
Nous leur proposons de travailler à une autre méthode pour que la rédaction d'une Constitution européenne réussisse et trouve l'assentiment des citoyens et des peuples de l'Union. Pour cela, nous soumettons au débat l'idée d'une assemblée constituante européenne élue par tous les citoyens de l'Union.
Publié par franc-tireur à 17:43:02 dans EUROPE | Commentaires (0) | Permaliens
Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d'otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. Publié par franc-tireur à 13:31:44 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Pendant que le Président de la République et le Premier ministre annoncent leur intention d'allonger légèrement la période pendant laquelle les candidats à l'élection présidentielle peuvent ne plus se contenter de solliciter les promesses de parrainage mais recueillir leur concrétisation, l'UMP et le P.S veillent à ce que cette éventuelle réforme n'ait que peu d'effet, pour ne pas dire pas du tout.
Les Etats-majors de ces deux formations ont donné à ceux des 47.289 élus habilités à parrainer qui appartiennent à leur parti une consigne dont ils ne cessent de dire qu'elle ne souffre aucune exception : ne signer pour aucun autre candidat que celui désigné par la formation à laquelle ils appartiennent.
Quant aux élus sans étiquette, municipaux, départementaux ou régionaux, ils reçoivent la visite de Missi dominici du P.S ou de l'UMP chargés de leur faire comprendre que s'ils se laissaient aller à parrainer un « petit » candidat, aucune forme de représailles ne serait écartée. Au maire qui signerait bien pour l'un des candidats trotskystes, ou pour celui de Chasse Pêche et tradition, ou pour le représentant autoproclamé du gaullisme authentique, ou pour le leader du Front national, ou pour un écologiste indépendant, on a tôt fait d'expliquer que les subventions sont comme plumes au vent, ou qu'il pourrait se voir opposer aux prochaines échéances qui le concerneront, un candidat qui lui rendrait la vie difficile et l'élection malaisée.
Ceux qui ont promu cette attitude radicale pour ne pas dire sectaire- et qui veillent à son application intransigeante vivent dans l'angoisse- pour ne pas dire la panique- de la répétition d'un 22 avril 2002. Malheureusement, ils confondent les effets et la cause. Ce n'est pas parce que les électeurs ont eu il y a cinq ans à choisir entre de nombreux candidats qu'ils ont dispersé leurs voix au premier tour et négligé les soi-disant « grands » candidats. C'est parce qu'ils avaient l'impression pour ne pas dire la conviction- que les prétendues grandes formations ne sont plus que des machines électorales à l'américaine et qui n'ont d'existence réelle que pour quelques mois, à la veille des échéances importantes. C'est aussi parce qu'ils considéraient que les thèmes qui leur paraissaient essentiels n'avaient pas, dans la campagne, la place ou le traitement qui leur paraissait nécessaire. Les études des politologues n'ont cessé de souligner la coupure réelle et ressentie entre la société et ses représentants. Les résultats du 21 avril 2002 ont donné la mesure de cet éloignement.
Ou bien cette fracture a été réduite depuis cinq ans, ou bien, si elle ne l'a pas été, casser le baromètre ne servira de rien ou ne fera qu'aggraver cette situation et les ressentiments qu'elle a fait naître et qui trouveront à s'exprimer ailleurs que dans les urnes, et d'abord en ne s'y rendant pas.
Les chaînes nationales de télévision, en ayant choisi, elles aussi, de réserver la part du lion aux deux candidats qu'elles appellent principaux ne font qu'aggraver cette fracture démocratique et, dès lors, la mesurette envisagée par Jacques Chirac et Dominique de Villepin peut difficilement être considérée comme autre chose, dans le meilleur des cas qu'un emplâtre sur une jambe de bois et, dans le pire, comme un trompe-l'œil voire un piège à...
« L'esprit public » sur France Culture
Publié par franc-tireur à 12:58:05 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens