Ce blogg vise à stimuler la reflexion critique en diffusant des analyses originales qui ont en commun la défense et la promotion de la République, de la justice sociale et de la souveraineté nationale et populaire.
1997
Après avoir subit une défaite historique aux législatives de 1993, le parti socialiste est largement passé à côté du grand mouvement populaire de rejet du plan Juppé en décembre 1995, une partie de ses têtes pensantes ayant même défendu ce texte aux côtés de la majorité de droite de M. Jacques Chirac.
A la suite de ce puissant mouvement populaire, la gauche du PS tente de constituer un « pôle de radicalité », pour faire contrepoids au PS.
Face à cette situation, le candidat socialiste, cherche à rassembler les pro et anti-Maastricht : En effet, Lionel Jospin, symbolisant le renouveau et l'intégrité politique, se veut en rupture avec le mitterrandisme et prend des engagements forts : Il veut « faire l'Europe mais sans défaire la France ». D'ailleurs, il s'engage à ne pas ratifier le traité d'Amsterdam, qu'il qualifie de "super Maastricht" (traité pour lequel il avait portant voté lors du referendum). Fort de la légitimité que lui donne une majorité de gauche, il affirme ne pas se sentir « lié » par ce texte négocié par la droite.
M. Jospin a signé un accord politique avec le Mouvement des Citoyens prévoyant l'intégration de l'Espagne et de l'Italie dans l'euro, pour d'éviter une surévaluation de la monnaie unique européenne. D'ailleurs, à plusieurs reprises, Lionel Jospin, s'est engagé lors de son discours d'investiture à « faire, en tout domaine,retour à la République ».
Hélas, à peine un mois après être élu, M. Jospin ratifie, au nom de la France, le traité d'Amsterdam instaurant le pacte de stabilité...
Publié par franc-tireur à 23:14:56 dans POLITIQUE | Commentaires (2) | Permaliens