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Côté socialiste, ce sera donc Ségolène Royal. Si la désignation de la compagne de François Hollande ne fut pas une surprise, l'ampleur de son score constitue un événement qui dépasse, et de loin, le seul PS. Non pas par ses conséquences : de Marie-Georges Buffet jusqu'à Nicolas Sarkozy, aucun candidat n'a annoncé son intention de sortir du cadre de l'Union européenne, à tout le moins de l'euro ; dans ces conditions, si l'on ignore le nom du prochain locataire de l'Elysée, on connaît déjà la politique qu'il devra mener.
Ceci posé, il n'est pas interdit de s'interroger sur ce qui fait le succès de la « la favorite des sondages ». On peut certes citer le « vote utile » des militants pour celle qui apparaît comme la mieux placée en finale ; ou bien le caractère plébiscitaire de la consultation interne, image d'une présidentialisation croissante de la vie politique quinquennat aidant qui évacue la question d'une représentation politique légitime ; ou encore la dépolitisation, relative mais réelle, de ceux des adhérents qui ont vibré en entendant Mme Royal parler de « bonheur », de « désir », sans voir là une menace mortifère pour la politique.
Pour autant, à rester dans la déploration, on pourrait bien passer à côté de ce qui travaille notre peuple en profondeur, et qui a commencé à apparaître au grand jour le 29 mai 2005
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Publié par franc-tireur à 16:07:12 dans POLITIQUE | Commentaires (0) | Permaliens