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le franc-tireur

La pensée unique dans la ligne de mire !

Le Tibet m'agace, par Jérome Leroy, romancier. | 13 avril 2008

 

A lire sur le site de Marianne2.fr

La bonne conscience occidentale se polarise sur les robes safran des moines tibétains, laissant de côté la surexploitation des centaines de millions de ming-gong.

Le Tibet m'agace. Entendons-nous bien, pas les Tibétains, mais le Tibet, l'idée du Tibet. Le Tibet, cette bonne conscience universelle, cette utopie pour bobos friqués en mal de spiritualité, cette destination pour amateurs européens de trekking qui finiront par avoir besoin d'itinéraires balisés et de toilettes publiques sur les contreforts himalayens. Le Dalaï-Lama m'agace aussi, beaucoup. Il est devenu une manière de référence obligée, avec respect obligatoire dès qu'on évoque son nom et sa personne. Tous ceux qui de par le monde tentent aussi de libérer leur peuple, notamment en Amérique latine, les Chavez, les Morales, sont suspectés d'être des dictateurs, des généraux Alcazar en puissance. En revanche, le dalaï-lama n'a que des qualités. Qu'il se prétende la réincarnation de Bouddha n'a pas l'air de choquer plus que ça un vieux pays cartésien comme le nôtre, bien plus prompt par les temps qui rampent à moquer les Catholiques qui croient à la résurrection des corps. La religion, c'est toujours mieux chez les autres, c'est bien connu. Que le projet politique du Dalaï-Lama reste une restauration théocratique ne choque pas plus que ça les intellectuels qui ont pris option droits de l'homme au baccalauréat des apparitions médiatiques.

Le safran passe bien à la télé

Alors bien sûr, l'armée chinoise se comporte très mal (plus que les Américains en Irak, ça reste à prouver, d'ailleurs). L'armée chinoise défend le pire régime au monde, un stalinisme de marché, une chimère politique, un hybride idéologique qui a gardé du communisme l'aptitude au totalitarisme policier et emprunté au capitalisme les méthodes de Germinal. On ne peut que s'indigner quand on les voit matraquer, molester et parfois tirer sur ces moines rasés en robe safran. Que ces jeunes gens non-violents soient abrutis depuis l'enfance dans des lamaseries à coups de mantras et de moulins à prière ne doit pas empêcher évidemment qu'on se porte à leur secours.
En revanche, là où un problème se pose, c'est que de tout ça se dégage un rideau de fumée qui ne doit pas seulement aux émanations de la flamme olympique. Parce que la Chine, c'est avant tout un cauchemar industriel, écologique et social pour les Chinois eux-mêmes. Ils meurent par dizaines chaque jour dans les mines de charbon. Ils attendent que le sida les consume dans des campagnes où l'on a fait des collectes de sang avec la même aiguille pour tout un village. Ils ne laissent pas leurs bicyclettes auprès de certaines rivières de peur de les retrouver rouillées au bout de quelques heures. Ils accompagnent leurs enfants dans des écoles où il faut garder un masque à gaz pour suivre les cours. Et, à Pékin même, les habitants des hutongs, ces petites rues charmantes décrites par le grand écrivain Lao She, apprennent depuis 2001 (date à laquelle le président du CIO, ancien franquiste bon teint, a donné les jeux à la Chine) à coups d'expropriations ce que la destruction d'une ville en temps de paix veut dire.
Mais voilà, on ne profitera pas des Jeux Olympiques pour demander un minimum de libertés publiques pour le peuple chinois, celles de s'associer, de se syndiquer, d'avoir une législation minimale en matière de droit du travail. Ce n'est pas très romantique, ni très exotique, tous ces mingongs, ces émigrés de l'intérieur qui viennent travailler comme des esclaves sur les chantiers des grandes villes.
Non, on préfère manifestement le safran des robes bouddhistes, et seulement lui, pour s'indigner.
La couleur doit mieux passer à la télé, sans doute.

Dimanche 13 Avril 2008 - 00:29
Jérome Leroy

Publié par franc-tireur à 20:10:14 dans POLITIQUE | Commentaires (0) |

Le Kosovo, miroir de la France sarko-maastrichtienne par Emmanuel Lyasse | 26 février 2008

La guerre a commencé à Kosovo, elle finira à Kosovo ». Cette formule serbe, abondamment citée en 1999, serait-elle en train de prendre tout son sens aujourd'hui ?
 
On nous apprend que le Kosovo a « proclamé son indépendance » et que, tout natuellement, les USA, l'Angleterre, l'Allemagne et ce qui tient lieu de France la reconnaissent. On note que les méchants Russes demandent à l'ONU de « l'annuler », ce qui prouve leur méchanceté. On ne nous dit surtout pas de quoi il s'agit.

« La guerre a commencé à Kosovo ». C'est effectivement au Kosovo qu'ont eu lieu, dans le contexte de l'effondrement des démocraties populaires d'Europe centrale et orientale, les premières convulsions de ce qui allait être l'éclatement de la fédération yougoslave. Il faut rappeler que la Yougoslavie, qui n'était plus depuis 1948 liée à l'Union soviétique (ce qu'oublient les anticommunistes officiels mais aussi, plus curieusement, certains « staliniens » assumés ou quasi assumés), était une fédération de Républiques largement autonomes, les deux principales étant la Serbie et la Croatie. La plupart de ses habitants étaient des Slaves, ayant la même langue, le serbo-croate (on a fait depuis de gros efforts pour distinguer deux langues, serbe et croate). Les différentes nationalités s'étaient construites à partir d'oppositions religieuses, liées à des choix politiques : les Serbes étaient restés orthodoxes, et tournés, après la fin de l'Empire romain d'Orient, vers la Russie, les Croates étaient catholiques parce que liés à l'Allemagne, enfin les Musulmans, reconnus comme nationalité sous Tito, surtout présents en Bosnie, avaient choisi, la religion du maître turc. La fin des empires ottoman et austro-hongrois au début du XXe siècle permit leur fédération en un royaume, qui devint rapidement une république.
Lire la suite sur le site de Michel Collon

Publié par franc-tireur à 22:11:15 dans EUROPE | Commentaires (0) |

Faisons nous respecter ! | 14 février 2008


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Les élections municipales et cantonales approchent à grand pas. L'occasion de sanctionner durement dans les urnes les parlementaires s'y présentant qui, la semaine du 4 février dernier, ont trahi la démocratie en refaisant passer de leur propre chef un texte capital que le peuple avait refusé deux ans plus tôt. Kelly-Eric Guillon, président de Pupilles de la Nation - Homega, dresse une liste de ces parlementaires traîtres, accompagné du mandat qu'ils convoitent. Pratique et utile pour bien voter.


Publié par franc-tireur à 10:03:42 dans POLITIQUE | Commentaires (0) |

Super pouvoir d'achat - La chanson à reprendre dans les manifs ! | 05 février 2008

J'suis fan... !

S02E11 - Super Pouvoir d'Achat



Si j'avais le pouvoir d'achat
Aaaaaaah
J'achèterais plein d'objets sans fil
Aaaaaaah
J'achèterais un écran plat
Aaaaaaah
La vie serait plus facile

Je t'achèterais un stylo
Je t'achèterais un cahier
Peut-être même que je pourrais payer
L'université

Donnez, donnez-moi, le pouvoir d'achat
Donnez, donnez-moi, le super marché
Le super pouvoir de pouvoir marcher
Tout en achetant du lait UHT

Donnez, donnez-moi, le pouvoir d'achat...
Donnez, donnez-moi, le pouvoir d'achat...

Si j'avais le pouvoir d'achat
Aaaaaaah
J'achèterais des boites en plastique
Aaaaaaah
J'achèterais une tente Quechua
Aaaaaaah
Aujourd'hui on ne sait jamais

Je t'offrirais le TER
Je t'emmènerais jusqu'à Beauvais
Peut-être même que je pourrais payer
L'hospice de mémé

Si j'avais le pouvoir d'achat, je devrais payer plus d'impôts
Mais en fait je paierais moins d'impôts, car c'est très bien fait les impôts
Si j'avais le pouvoir d'achat, j'prendrais un camembert président
Celui qui sent des pieds, le président y sent des pieds
J'irais chez le coiffeur, oh non pas le coiffeur
Je m'abonnerais à la piscine puis j'irais chez le podologue
Faire enlever mes verrues, je roulerais des heures en vélib
J'achèterais un barbecue, j'achèterais un rottweiler
Pour protéger mon barbecue

Puis je placerais 1000 euros à l'excellent taux de 4% (à intérêt simple), ce qui me fera, au bout de dix ans, la coquette somme de 400 euros. 400 euros, c'est très important, je pourrai m'acheter une brosse à dent, du jus d'ananas, et un téléphone pour pouvoir raquer encore un peu plus...

Publié par franc-tireur à 22:07:01 dans ECONOMIE | Commentaires (1) |

La France à nouveau trahie par les Versaillais par Demain la Gauche | 05 février 2008

Chers camarades,

A l'instar de Thiers, qui négocia jadis avec Bismark le désarmement de la France et préféra s'allier avec lui contre le peuple français, les nouveaux Versaillais du 4 février 2008 ont trahi la France.

Ils ont trahi le peuple, qui s'était exprimé à 55%, le 29 mai 2005, contre le traité dit 'constitutionnel' européen, celui-là même qu'on nous a resservi, en version complexifiée, sous le nom de traité de Lisbonne.

Ils ont trahi la France, en modifiant dans notre dos la Constitution nationale, pour la rendre compatible avec ce traité funeste, porteur de toutes les régressions sociales, et de ce qui les rend possible : le mécano oligarchique de l'Union Européenne et la supériorité de son droit sur le droit français.

Ils nous ont trahis, alors qu'ils sont censés nous représenter !

Ils nous ont trahis, les députés U.M.P., Nouveau Centre, MoDem, qui, à quelques rares exceptions près, ont voté OUI. Mais ils nous ont aussi trahis, ces députés P.S. qui se sont abstenus, laissant Sarkozy gagner, en imaginant, peut-être, qu'on ne les verrait pas faire !

Honte à tous ces traîtres qui, par leur vote OUI ou leur abstention, se sont arrogé le droit de trahir le peuple deux fois, d'une part en bafouant son vote de 2005, d'autre part en bradant sa souveraineté !

C'est à Versailles qu'est né le clivage Gauche / Droite en 1789, entre les partisans et les opposants au veto du Roi. C'est à Versailles qu'est né le nouveau clivage véritable de la politique française, le 4 février 2008, entre le camp des républicains, et le camp des oligarques.

Honneur à ceux qui ont choisi le premier. Et je citerai évidemment les parlementaires communistes, des gaullistes, le sénateur et le député MRC, et des socialistes, y compris parmi ceux qui avaient voté OUI, mais qui respectent la volonté du peuple souverain, comme mon ami Philippe NAUCHE.

Ce nouveau clivage doit avoir une traduction immédiate : SANCTION des parlementaires du camp des traîtres aux élections municipales !

Et préparons les élections européennes de 2009 !

Encore faudrait-il que le camp des républicains prenne conscience de lui-même. Qu'on évite, déjà, les anathèmes : quelle ineptie a-t-on pu entendre, parfois, du côté des manifestants, ce 4 février, quand certains gauchistes ont dénié le droit aux citoyennes et aux citoyens de droite de manifester avec nous ! Comment se réclamer des 55% de Français qui ont voté NON et vouloir les réduire aux 5% de Besancenot ou aux 2% de Bové ?! Comment vouloir défendre les citoyens contre le hold-up oligarchique et considérer qu'il y a des citoyens (de gauche) 'plus égaux que d'autres' (par exemple les gaullistes).

Demain, la Gauche : une gauche républicaine, qui se définit pas ses principes, ses idées, et pas par tribalisme ! Une Gauche d'autant plus ouverte qu'elle saura qui elle est. Une Gauche qui aime la France, qui sait crier 'vive la Nation', parce que la Nation c'est le peuple ! Une Gauche avec le peuple, pour le peuple, par le peuple.

Au boulot !

Voir le site de Demain la Gauche

Publié par franc-tireur à 22:03:21 dans EUROPE | Commentaires (0) |

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